Le combat

La pratique des exercices à deux, nous confronte aux perturbations auxquelles nous allons nous habituer. Elle nous donne l'occasion d'augmenter notre capacité de résistance au stress, à la peur, à l'angoisse et nous offre la possibilité de nous affirmer dans ce monde.
Le combat va nous permettre de tester nos qualités acquises grâce à la confrontation à l'autre.

Quatre facettes du développement humain :
  • l'introspection (les aspects psychologiques)
  • le regard de soi dans l'action (comportementalisme)
  • les valeurs de soi dans le groupe (valeurs morales)
  • le comportement du groupe dans l'action (actions sociales)

Deux d'entre elles sont en rapport direct avec l'autre. Pour nous sentir bien, nous devons donc tenir compte de l'autre. Les arts martiaux permettent de comprendre l'autre parce qu'on lui résiste  : tout en travaillant avec lui de manière plus ou moins coopérative. C'est ce qui nous rapproche le plus de la vraie vie. En nous habituant à nous confronter à l'autre de manière plus ou moins douce au début, puis plus dure, nous redouterons moins la violence du quotidien.

En effet les confrontations au travail, dans les transports ou dans la rue apparaîtront moins stressantes. Nous aurons un sentiment de paix et développerons une capacité de dialogue beaucoup plus importante que quelqu'un qui a peur. L'absence de peur nous permettra d'aller à la rencontre de l'autre plus aisément. Les personnes qui cherchent à connaître une tradition où les arts de combats existent se montrent d'abord méfiantes à cause la peur. Tout ceux qui passent le cap persévèrent. Tous ceux qui ont testé les arts martiaux pour mieux se connaître continuent. Il peut être difficile d'entrer dans cette voie, mais une fois qu'on y est, on y reste parce qu'on s'y sent bien.

Le Centre Angevin des Arts Martiaux Chinois kung fu propose de vous initier à ces différentes pratiques et vous invite à différents axes de réflexion.

combat

La violence ?

Si la violence est négative, elle fait partie de l'Homme. Aussi il est préférable de l'apprivoiser plutôt que d'en avoir peur parce qu'elle nous est inconnue. Il ne s'agit pas de l'encourager, mais de l'expérimenter pour ne pas être surpris ou paralysé en cas de dangers.

Plus nous avons peur de la violence plus nous détestons les arts martiaux et de combats, nous avons intérêts à nous pencher sur la question. Nous avons enfoui beaucoup d'appréhension en nous et nous redoutons de faire mal à l'autre. En réalité cette hantise n'est pas fondée, car si nous apprenons à nous battre, nous saurons ce que nous faisons et pourrons choisir de faire mal à l'autre ou pas. Cette frayeur peut aussi indiquer que nous redoutons que l'autre nous rende cette violence et nous fasse mal. En fait 80 % des personnes ont plus peur d'avoir mal que de faire mal.

S'abstenir de toute violence. Ce n'est pas le pugiliste qui est dangereux, mais le faible en manque d'assurance. Faiblesse et ignorance rendent arrogant, refuser de se laisser aller à l'affrontement rend supérieur.

Rencontrer des gens qui étalent leur ignorance n'est pas une invitation au combat. Connaître sa valeur est un moyen d'évaluer l'ampleur de la misère. Pas de haine, mais de la compassion. Il est impossible d'être ennuyé, « Il » ne peut pas vous faire de mal vous pouvez les battre, mais n'exercer pas cette faculté.





Les axes de travail dans les aspects combats

Etre capable lors du contact avec un adversaire d'établir un enracinement visant à stabiliser et à mettre en oeuvre la force à partir d'une distance courte et dans une posture resserrée.

Avoir la maitrise des angles et être capable de neutraliser une attaque sans se faire piéger aux cours du processus.

Etre capable d'assumer efficacement un combat à l'intérieur. Cette aptitude est développée par la pratique du positionnement du corps, des angles et par des théories sur la ligne centrale et le déracinement.

Etre capable de neutraliser efficacement et de contrer, d'utiliser les blocages articulaires, les projections les frappes de poings et de pieds.

Développer la connaissance et l'aptitude de l'attaque des points sensibles et de pression pour affaiblir, paralyser, déséquilibrer, contrôler, ou distraire un adversaire ; ces techniques doivent être accompagnées de combinaisons continues pendant l'attaque.

Un diamant brut n'est pas utile. Le bois poli devient précieux  Wong Taï Ming