Kung fu : interne / externe

Dans l'enseignement des arts martiaux, nous ne cherchons pas la gloriole ou la vantardise et encore moins à blesser; ses buts sont l'autodiscipline et la santé (l'auto défense).
Maitre Cui Rui Bin grand maitre de Y chuan parle de la pratique en termes d'auto défense, de santé et de recherche.

baton

« Le but véritable de l'art de la boxe est de prolonger la vie, non d'apprendre à l'écouter prématurément. »
Chan San Feng.

Les pratiques

Les boxes chinoises à la différence de la boxe anglaise ou française ne sont pas un style unifié. Cet art est né de différents styles issus d'expérience, de réflexions et d'apprentissage d'hommes et de femmes.

La diversité des boxes chinoises est plus connue sous le terme de « Kung fu ».

Voici quelques définitions du terme kung fu :
  • Temps ou un effort que demande du travail ou un exercice ;
  • Habileté compétence, virtuosité, dextérité, adresse, maîtrise.
  • Travail, exercice, excellent exercice, exercice de qualité ;
  • Exercice spécial ou complémentaire aux arts martiaux bénéfique à la santé ou permettant d'acquérir une capacité particulière.

La boxe chinoise a pour particularité d'utiliser toutes les possibilités du corps humain, à travers une variété de techniques : les frappes, les saisies, les projections et les balayages.

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Le code du kung fu

  • Moralité dans l'action
  • Humilité
  • Respect
  • Droiture
  • Justice/Vertu
  • Confiance
  • Loyauté
  • Fidélité
  • Vaillance
  • Moralité de l'esprit
  • Volonté
  • Endurance-Persévérance-Patience
  • Courage
concentration

La voie externe : Le Kung fu

La pratique du kung fu aspire à l'accomplissement physique et mental au travers d'exercices basés sur le travail de la vitesse, de la précision, de l'amélioration des réflexes, de l'équilibre dynamique, de la coordination des mouvements et du développement d'une certaine condition physique.

La voie interne : le Taï chi chuan, le Yi chuan

L'interne favorise la concentration et la recherche du chi au travers de mouvements effectués dans la triple harmonie du corps, de la respiration et de l'esprit.
Dans les deux cas, l'efficacité éventuelle en combat reste la conséquence de la pratique et non le but ultime.

Le Wai gong et le Nei gong :

Le Wai gong est une pratique corporelle d'exercice externe qui prépare :

  • les muscles,
  • développe l'adresse,
  • le sens de l'équilibre,
  • endurcit une partie du corps,
  • etc.

Par exemple: les exercices d'endurcissement, les exercices avec du matériel : le travail avec des sacs, sur pieux, de musculation, de sauts et de courses.

Le Nei gong est une pratique corporelle ou psychologique d'exercice interne qui :

  • entretient la santé,
  • agit sur les méridiens d'acuponcture et sur l'énergie qui parcourt ces méridiens.
  • Exerce l'esprit.

Par exemple : les exercices énergétiques « qi gong », les exercices de méditation, les automassages.

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« À l'origine, il n'y a pas de distinction entre la main et le pied, alors pourquoi diviser l'art de la boxe en école. La boxe de Shaolin et la boxe de Wudang ne forment qu'un seul et même style, le Wai ja et le Nei ja ne viennent que d'une seule famille »

Notre enseignement  de la boxe chinoise comprend les 3 arts :
  • les techniques de combat à mains nues
  • les aspects de santé
  • les pratiques complémentaires (travail des armes et pratiques sportives).

« Il est plus important d'acquérir une puissance interne qu'une force externe. Convaincre autrui, c'est avoir de la force, mais se convaincre soi même, c'est être vraiment fort. » Lao Tseu.
« Le but véritable de l'art de la boxe est de prolonger la vie, non d'apprendre à l'écouter prématurément. » Chan San Feng.
« Il y a des lettrés ne pratiquant pas les arts martiaux et des artistes martiaux sans lettres, mais seul le lettré habile en arts martiaux réunit tous les talents, quand à l'artiste martial sans lettre il reste un rustaud. »